+225 07 07 070 707

info@pnpmt-ci.org

Abidjan, Côte d’Ivoire

Lundi - Vendredi 07h30 - 18h00

A propos

illustrations

Mot du directeur coordonnateur

Selon l’Organisation Mondial de la Santé (OMS), dans certains pays d’Asie et d’Afrique, 80% de la population a recours à la médecine et à la pharmacopée traditionnelles pour résoudre leurs problèmes de santé. Pour elle, la Médecine traditionnelle prend en compte les différentes dimensions (physique, sociale, culturelle, spirituelle, économique) de l’Homme et est plus proche des réalités des malades.


La stratégie des soins de santé primaires, clairement soulignée dans la déclaration d’Alma-Ata en 1978, traduit de l’importance de la Médecine Traditionnelle et de sa pratique. L’image et le rôle de cette médecine ont été consolidés en Afrique lors de la réunion des Chefs d’Etats du continent à Abuja (Nigéria) en Avril 2001. A cette occasion, ces Chefs d’Etats ont déclaré que la recherche en Médecine Traditionnelle devrait constituer une priorité. Ils ont également institué en Juillet 2001 à Lusaka, les périodes 2001-2010 et 2011-2020 respectivement comme la 1ère et 2ème « Décennie de la Médecine Traditionnelle Africaine ».


En 1995, l’Etat ivoirien dans son Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) a intégré la Médecine Traditionnelle au niveau de ses priorités comme une alternative aux besoins en santé de la population pour améliorer la couverture sanitaire. Et, par acte présidentiel (Lettre N° 3967du 27 Août 1997 relative à la Médecine Traditionnelle), le Gouvernement ivoirien a autorisé une collaboration entre la médecine conventionnelle et la Médecine Traditionnelle. Cela tient au fait qu’il s’agit d’une médecine faisant partie intégrante de son patrimoine socioculturel, de proximité, accessible par son coût et ses modalités de paiement et pouvant permettre aux populations à faible niveau de revenus, d’accéder aux soins de santé.


Pour ce faire, la Côte d’Ivoire a créé par arrêté du Ministère de la Santé Publique sous le N°409 MSP / CAB du 28 décembre 2001, le Programme National de Promotion de la Médecine Traditionnelle (PNPMT) pour favoriser une meilleure participation de cette médecine et de ses acteurs à la fourniture des soins de santé primaires.


Ce site vient in fine à point nommé dans la mise en œuvre de la mission du PNPMT, eu égard d’une part, comme canal d’information pour les prestataires de la santé et la population en général et d’autre part, promouvoir l’exercice de la médecine traditionnelle en Côte d’Ivoire.


Ainsi, vous trouverez sur ce site, la documentation sur les bonnes pratiques de la médecine traditionnelle en Côte d’Ivoire, ses acteurs et les activités de promotion menées.


Nous espérons qu’il répondra à vos attentes et restons ouverts à vos suggestions et critiques pouvant améliorer notre action commune.

C’est quoi le PNPMT

Présentation

Qu’est-ce que le PNPMT ?

Le Programme National de Promotion de la Médecine Traditionnelle (PNPMT) est une structure technique du Ministère en charge de la Santé, crée par arrêté n°409 du 28 décembre 2001, opérationnelle depuis 2007.

Quelle est la mission du PNPMT ?

La mission du PNPMT vise à contribuer à l’amélioration de la couverture des besoins sanitaires de la population par une utilisation effective et efficiente de la Médecine et de la Pharmacopée traditionnelle.

Quelle est la vision du PNPMT ?

La médecine traditionnelle intégrée dans le système national de soins de santé, se veut une ressource alternative, réglementée, respectant les normes d’assurance de la qualité, disponible et abordable. Elle doit contribuer à la promotion de la santé et de la médecine de proximité, à la prévention et au renforcement de la production locale de médicaments.

Qu’est-ce que la Médecine Traditionnelle ?

Selon la loi n° 2015-536 du 20 juillet 2015 relative à l’exercice et à l’organisation de la médecine et de la pharmacopée traditionnelles en son Article 1, l’on entend par Médecine traditionnelle, « l’ensemble de toutes les connaissances et pratiques, matérielles ou immatérielles, explicables ou non, utilisées pour diagnostiquer, prévenir ou éliminer un déséquilibre physique, mental, psychique et social, en s’appuyant exclusivement sur des connaissances transmises de génération en génération, oralement ou par écrit, et sur des expériences vécues ».

illustrations

Organisation de la coordination

Organisation de la coordination du programme national de promotion de la médecine traditionnelle

Selon l’arrêté n° ……… MSHP/CAB du ………. modifiant l’arrêté n° 158 MSHP/CAB du 21 juin 2007 portant création, organisation et fonctionnement du Programme National de Promotion de la Médecine Traditionnelle, l’administration, l’animation, l’appui scientifique, le suivi du programme sont assurés par un Directeur Coordonnateur secondé par un Directeur Coordonnateur adjoint et d’un Groupe Scientifique d’Appui. Ils sont aidés dans leurs tâches par quatre (04) Chargés d’Etudes qui ont en charges les services suivants:

  • Service de la Communication, des Projets et des Relations Extérieures;
  • Service de la Réglementation et du Contrôle de l’exercice de la Médecine Traditionnelle ;
  • Service d’identification, de la formation, du suivi et de l’évaluation;
  • Service de la Recherche Opérationnelle et de la Valorisation des Médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle.

illustrations

Le Directeur Coordonnateur du PNPMT est responsable de l’animation et de l’atteinte des objectifs du programme. A ce titre, il est chargé de :

  • Conduire l’élaboration du plan stratégique et autre outil de gestion du programme ;
  • Faire valider le plan opérationnel d’activités et autres outils de gestion de Programme ;
  • Coordonner la mise en œuvre des activités découlant du plan d’action ;
  • Déterminer les besoins du Programme et veiller à leur satisfaction 
  • Elaborer des rapports d’activité trimestrielles et annuelles

Il a pour tâche de :

  • Proposer des stratégies d’organisation et de promotion de la médecine traditionnelle;
  • Elaborer le plan de communication interne et externe ;
  • Développer le partenariat avec les Praticiens de la médecine ; Traditionnelle et autres partenaires intervenant dans le domaine de la médecine traditionnelle ;
  • Elaborer des propositions de convention avec les partenaires

Il a pour tâche de :

  • Etablir en collaboration avec le service Juridique du Ministère en charge de la santé la réglementation en matière de médecine traditionnelle ;
  • Contrôler les pratiques thérapeutiques du médicament traditionnel

Il a pour tâche de :

  • Etablir un répertoire des praticiens de la médecine traditionnelle, des pratiques et des pathologies ;
  • Etablir les outils de formation ;
  • Coordonner le suivi et l’évaluation des activités des praticiens de médecine traditionnelle

Il a pour tâche de :

  • Coordonner les activités de recherche sur la médecine et la pharmacopée traditionnelles ;
  • Promouvoir la production des médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle

Historique du PNPMT

Historique

En Côte d’Ivoire, la médecine traditionnelle assurait la majeure partie de la couverture sanitaire des populations pendant la période précoloniale en l’absence de la médecine conventionnelle. Les praticiens de médecine traditionnelle alors appelés guérisseurs arrivaient à prendre en charge les maladies par des moyens considérés maintenant comme archaïques et des connaissances empiriques.

Pendant la colonisation, la médecine traditionnelle a été proscrite au profit de la médecine occidentale dite conventionnelle. A l’indépendance, des mesures ont été prises pour revaloriser la médecine traditionnelle

1970

En effet, en 1970, un programme de valorisation des substances naturelles a été initié par l’Université d’Abidjan avec :

  • la création d’un Centre National de Floristique (CNF) ;
  • la réalisation d’un jardin botanique ;
  • le recensement général de la flore de la Côte d’Ivoire ;
  • la formation des chercheurs et d’enseignants du supérieur en médecine traditionnelle ;
  • le recensement général de la flore de la Côte d’Ivoire ;
  • la formation des chercheurs et d’enseignants du supérieur en médecine traditionnelle ;
1974

A partir de 1974, des chercheurs de l’Université d’Abidjan et des structures de santé, encouragés par le Conseil Afrique et Malgache de l’Enseignement Supérieur (CAMES) et l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA aujourd’hui Union Africaine) vont s’investir dans la recherche sur les plantes médicales.

1986

A partir de 1986, plusieurs associations de médecine traditionnelle ont été créées :

  • L’Association des guérisseurs (AGUECI) ;
  • L’Association Ivoirienne de Médecine Naturelle et Traditionnelle (ASSIMENAT) ;
  • La Maison Ivoirienne de la Culture Africaine (MICA) ;
  • L’Union des Tradipraticiens de santé Professionnel de Côte d’Ivoire (UTRAPCI) ;
  • Promouvoir la Médecine Traditionnelle en Côte d’Ivoire (PROMETRACI) ;
  • Le Groupe des Initiateurs pour le Développement de la Médecine Africaine (GIDMA) ;
  • L’Association des Guérisseurs et Kômianfouets de Côte d’Ivoire (AGUECOCI) ;
1995

En 1995, la volonté gouvernementale s’est traduite par l’intégration de la médecine et la pharmacopée traditionnelles dans le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS), la mettant au rang des priorités du Ministère de la Santé Publique. Une sous-direction de la médecine traditionnelle attachée à la Direction des Etablissements et des Professions Sanitaires (DEPS) a alors été créée.

1996

En 1996, un atelier de consensus a été tenu à Aboisso sur la politique d’intégration de la médecine et la pharmacopée traditionnelles dans le système sanitaire ivoirien. Il a abouti à l’élaboration d’un document de base sur l’organisation et la législation de la pratique de la médecine et la pharmacopée traditionnelles en Côte d’Ivoire. Il s’agit des projets de loi portant sur :

  • L’exercice de la médecine traditionnelle en Côte d’Ivoire ;
  • L’ouverture de centres de médecine traditionnelle ;
  • Le Code de bonne conduite des praticiens de médecine traditionnelle.
1997

En 1997, le gouvernement ivoirien par acte présidentiel (lettre numéro 409 du 27 août 1997 relative à la médecine traditionnelle) a autorisé la collaboration entre médecine conventionnelle et la médecine traditionnelle.

1999

En novembre 1999, les trois (3) projets de lois élaborés en 1996 au cours de l’atelier de consensus d’Aboisso ont été approuvés en Conseil des ministres. Ces projets de loi n’ont pu être présentés à l’Assemblée Nationale du fait du coup d’Etat de 1999.

2001

En 2001, à la faveur de l’érection de la sous-direction de la médecine traditionnelle de la DEPS en Programme de Santé, un arrêté a été pris par le Ministère de la Santé Publique sous le numéro 409 MSHP/CAB du 28 décembre 2001 portant création, organisation et fonctionnement du Programme National de Promotion de la Médecine Traditionnelle. Cet Arrêté a été modifié par l’Arrêté n°253 MSHP/CAB du 10 septembre 2007.

1999

En novembre 1999, les trois (3) projets de lois élaborés en 1996 au cours de l’atelier de consensus d’Aboisso ont été approuvés en Conseil des ministres. Ces projets de loi n’ont pu être présentés à l’Assemblée Nationale du fait du coup d’Etat de 1999.

2015

En juillet 2015, l’Assemblée Nationale a adopté la Loi n° 2015-536 du 20 juillet 2015 relative à l’exercice et à l’organisation de la médecine et la pharmacopée traditionnelles qui reconnait officiellement la pratique de la médecine traditionnelle en Côte d’Ivoire.

2016

Au cours du Conseil des ministres du 27 janvier 2016, le Président de la République a pris le Décret n°2016-24 du 27 janvier 2016 portant Code d’Ethique et de Déontologie des praticiens de médecine et de pharmacopée traditionnelle.

Une structure multi-domaine

Les Praticiens de Médecines Traditionnelles

Les praticiens de médecines traditionnelles sont classés par arrêté du Ministre chargé de la Santé en six (06) catégories

img

Accoucheuse traditionnelle

Toute personne reconnue comme compétente pour prodiguer à une femme et à son nouveau-né, pendant et après l’accouchement des soins de santé basées sur les concepts prévalant dans la société où elle vit. 

illustrations

Naturothérapeute

Toute personne qui sur la base des connaissances, n’utilise que des substances naturelles comme moyen thérapeutique

illustrations

Phytothérapeute

Toute personne qui, sur la base des connaissances acquises au sein de la famille, par révélation ou auprès d’un autre phytothérapeute, utilise les vertus des plantes médicinales pour traiter les malades.

illustrations

Médico-droguiste

Toute personne qui, sur la base des connaissances acquises en médecine et en pharmacopée traditionnelles, conditionne et vend des matières premières animales et /ou minérales à des fins thérapeutiques

illustrations

Herboriste

Toute personne qui, sur la base des connaissances acquises en médecine et en pharmacopée traditionnelles, conditionne et vend des matières premières végétales à des fins thérapeutiques

illustrations

Psychothérapeute

Toute personne qui soigne les troubles mentaux et établit l’équilibre spirituel à partir des plantes médicinales et de pouvoirs surnaturels ou magiques 

Nos partenaires!